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Edito

Le mot du Maire

Bazancourt a été involontairement au coeur d’un débat médiatique, suite à la parution d’un communiqué de presse affirmant la future implantation d’un mini réacteur nucléaire sur le site de Cristal Union.

C’est l’association militante antinucléaire ‘‘Robin des bois’’ qui, dans un article, relate le fait mais aussi des propos mensongers. Selon l’association, les maires des communes de Bazancourt, Pomacle et Boult-sur-Suippe étaient déjà informés. Rien de tout cela n’est vrai !

C’est pourquoi, d’une manière commune, nous avons porté plainte pour propos diffamatoires. Également, les élus mis en cause, ont demandé à rencontrer le préfet et les industriels. Nous souhaitons une parfaite transparence sur ce sujet hautement sensible. Nous pouvons tous avoir un avis sur le sujet, mais en aucun cas cela ne doit jeter le discrédit sur les élus.
Les enjeux climatiques et les accords du ‘‘green deal’’ visant à la neutralité carbone incombent à tous les industriels. À ce stade, le groupe Cristal Union étudie plusieurs scénari, le mini réacteur nucléaire semblant n’être qu’une solution parmi d’autres. Lors de la réunion avec le préfet, le sous-préfet et les maires de Pomacle, Boult-sur-Suippe et Bazancourt, les industriels ont précisé que rien n’avait été signé, ni ne sera signé avant les conclusions de l’étude. Cette étude nécessite plusieurs années d’instruction :
> examen de recevabilité par l’ASN/IRSN* avec obligation de communication publique,
> instruction technique,
> autorisation administrative et environnementale,
> enquête publique.

Le groupe Cristal Union étudie un ensemble de solutions pour atteindre en 2050 l’objectif zéro consommation d’énergie fossile : chaudière biomasse déjà en exploitation, biogaz, production de chaleur à partir de la combustion de la pulpe de betteraves actuellement en phase d’étude à Arcis-sur-Aube, panneaux solaires,…
Cependant, cela doit nous amener à nous poser la question de la dépendance énergétique. Les éoliennes, les méthaniseurs, les turbines hydrauliques, l’agrivoltaïsme, les mini réacteurs, les ombrières photovoltaïques,… peuvent être des pistes pour obtenir l’énergie électrique de demain. Sommes-nous prêts à accepter dans notre environnement ces installations ?

Nous ne pouvons plus nous passer de l’électricité au quotidien, mais nous pouvons modifier nos habitudes. L’ énergie décarbonée est une nécessité si nous voulons aborder le virage de la transition énergétique.

(*) ASN : Autorité de Sûreté Nucléaire
IRSN : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

Le Maire,
Dominique LECLÈRE